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CULTURE SCIENTIFIQUE > 31e Congrès de l'AMCSTI
Du 1er au 3 juillet 2013 - Gardanne
EXPOSITION > Préhistoire(s), l'enquête
Jusqu'au 30 septembre 2013 - Paléospace "L'Odyssée" (Villers sur Mer)
EXPOSITION > Les petits labos de l'archéo
Du 25 avril au 10 novembre 2013 - Musée archéologique (Vieux la Romaine)
Actualité du 5 juin 2013
PORTRAIT > V. Marguerie, Entrepreneur et FabUser
Actualité du 27 mai 2013
ATELIER DU CHERCHEUR > Serez-vous des nôtres ?

Cécile NIEL
40 ans, Archéoanthropologue
Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Anciennes et Médiévales (CRAHAM)
CNRS/Université de Caen Basse-Normandie
Chaque tombe fouillée, c’est une nouvelle rencontre et une histoire différente.
Je suis archéoanthropologue. Je fais de l’archéologie funéraire : chercher à comprendre la construction et la répartition des tombes, voir qui est le défunt, quels sont les soins portés au cadavre, déterminer de quoi il est mort... Pour chaque tombe fouillée, c’est une nouvelle rencontre et une histoire différente. Si quelques sources retracent bien les normes liturgiques médiévales, en réalité le cérémonial suivi par les simples gens n’est pas toujours connu. Pour le Moyen-Âge, on se rend compte que chaque région, chaque village, chaque famille même pouvait avoir ses propres pratiques funéraires, pas toujours respectueuses des règles religieuses. Hypothèse après hypothèse, on tente de retrouver cette réalité. Fouiller une sépulture, c’est en quelque sorte faire parler les morts pour connaître les vivants et entrevoir la perception de la mort d’une société. C’est important de pouvoir identifier ces pratiques et ces croyances, de les interpréter pour constater que la mort est une étape de la vie.
Droit images : F.CASTEL